Article n° 5068 | Edition n° 99 | 2020

Expliquez à vos clients qu’il y a toux et toux!

En cas de toux survenant lors d’un refroidissement, il faut intervenir rapidement avec un mucolytique, pour éviter que le virus encapsulé dans le mucus n’évolue en surinfection aiguë.

Vous êtes parfaitement en mesure de distinguer la toux grasse, qu’il faut favoriser, et la toux sèche, qu’il faut calmer.

La toux grasse survient dans le cadre d’un refroidissement; elle est également appelée productive, car elle permet d’évacuer les mucosités chargées en virus, qui encombrent les voies respiratoires et qui risquent de s’infecter.

La toux sèche, quant à elle, peut être provoquée par ex. par la fumée, la poussière, l’air vicié, un allergène ou encore être l’effet secondaire d’un médicament. Totalement inutile, elle doit être calmée à l’aide d’un médicament antitussif.

Lorsque la toux nous induit en erreur

Le profane peut être induit en erreur par une toux faussement sèche, qui peine à mûrir; c’est le cas en principe au début d’un refroidissement. Le nez picote, coule…

L’écoulement rétronasal irrite le pharynx et les bronches provoquant des quintes de toux sèche. Mais, plus ou moins rapidement, la muqueuse bronchique réagit en produisant un mucus épais pour «encapsuler » et neutraliser l’hôte indésirable.

C’est à ce stade qu’il faut intervenir avec la prise d’un mucolytique ou expectorant, comme par ex. l’acétylcystéine, qui, en fluidifiant les mucosités, en facilite l’élimination. La toux, grasse à présent, est donc un réflexe bénéfique, à soutenir. D’autant plus qu’une présence prolongée du virus dans les bronches peut évoluer en surinfection bactérienne (otite, bronchite), nécessitant la prise d’un antibiotique. Une fois le nettoyage des bronches achevé, quelques quintes de toux sèche marquent la fin du refroidissement.

Un cas particulier

Durant le refroidissement, il peut arriver que des quintes de toux puissantes, voire spasmodiques, entravent la qualité de vie et surtout empêchent le malade de dormir. Or, le manque de sommeil fatigue et affaiblit ultérieurement le système immunitaire. Dans ce cas, un produit associant le mucolytique à un antitussif, tel que par ex. la chlorphénamine, permet de calmer la toux et améliore ainsi le confort.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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